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samedi 10 août 2013

La douceur de Sulawesi et les volcans de Java

 Le Gunung Bromo au lever du soeil

Bonjour à tous!
Les photos de Sulawesi et Java (Indonésie) sont en ligne!
Cliquez ici pour visiter la page.

dimanche 1 mai 2011

Dans les environs de Jogja

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Voici le dernier d'une série de 5 billets postés en une semaine, ayant pour but de rattraper notre retard... Nous sommes à KL, Kuala Lumpur, en Malaisie, et partons ce soir pour Singapour en train de nuit...
Donc revenons à nos moutons indonésiens!
Jogjakarta est une excellente base pour explorer les environs: entre autres, le temple bouddhiste de Borobudur, le complexe de temples hindous de Prambanan et les lacs et cratères du plateau de Dieng.
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Nous avons visité Borobudur au petit matin, (encore levés trop tôt – à 4h15!) pour la lumière du lever du soleil. Le site était quasiment désert à cette heure matinale et la lumière jetait des ombres sympa sur le monument.
Vu du sol, c'est un stûpa de forme pyramidale organisé sur cinq niveaux. Ce sanctuaire et lieu de pèlerinage est le plus grand temple bouddhiste du monde. L'ensemble, construits aux VIIIème et IXème siècles, est réellement impressionnant.
Vu du ciel, c'est un mandala de forme carré dont les quatre points cardinaux sont reproduits par les quatre entrées du temple. Le tout forme un labyrinthe dans lequel Sébastien et moi n'avons pas mis dix minutes à nous perdre! Nous avons donc fait la visite séparément!!!
Arrivés sur le dernier niveau, nous sommes accueillis par des petites armées de lycéens indonésiens qui, pour leur examen final d'anglais, doivent interroger des touristes étrangers. On a aussi droit à des séries de photos de groupe avec eux. Le dernier niveau est évidemment le plus impressionnant, avec toutes ces cloches de pierre monumentales, mais c'était du coup aussi le plus difficile à voir tranquillement. Impossible de faire dix mètre sans entendre « Hello, Miss/Mister, where do you come from? » Ils avaient la technique.
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Après Borobudur, nous sommes montés dans la montagne, au plateau de Dieng, pour nous balader autour de lacs volcaniques bouillonnants puant l'oeuf pourri - à cause des émanations de gaz sulfurique. Nous sommes arrivés après la pluie et donc certains d'entre nous s'enfonçaient dans la boue. La brume flottait entre les sommets.
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Un peu plus loin, nous sommes montés à un cratère fumant abondamment du gaz sulfurique, la puanteur, à peine supportable, s'étendait à des dizaines de mètres à la ronde. La végétation n'y pousse plus, c'est un paysage de glaise argentée et dorée et de flaques de boues bouillonnantes. On se croirait sur une autre planète.
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Nous avons passé le dernier jour de notre séjour indonésien à Prambanan. Il s'agit d'un ensemble de 240 temples hindous (shivaïtes), construits au IXème siècle, dédié aux trois plus importantes divinités hindouistes (Shiva, Vishnu et Brahma). Les voyageurs que nous avons rencontrés au cours de notre voyage nous avaient déconseillé la visite, disant que ça ne valait pas la peine car les temples ont été considérablement abîmés lors du tremblement de terre de mai 2006. C'est vrai que l'ensemble a souffert et que certains temples sont fermés aux visiteurs, mais ça reste un spectacle qui mérite largement une visite. Nous avons tous été impressionnés et n'avons guère regretté notre décision.
Les sites de Borobudur et de Prambanan sont tous les deux classés au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.
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A bientôt!

T&B

vendredi 29 avril 2011

Gunung Bromo II – To the crater

Sur les pentes du volcan, ce cavalier admire la vue
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Il y a deux jours, je vous racontais que nous nous étions levés à 3h30 du matin pour assister au lever du soleil sur les volcans Bromo, Semeru, Tarub, et compagnie. Voici la suite de l'histoire...

Vers 6h du matin, après avoir admiré ces cônes fumants et le lever de soleil, nous regagnons donc notre Jeep et descendons vers la caldeira, cet espèce de lac de cendre, de cirque sombre, au milieu duquel surgissent ces îles volcaniques. En fait, curieusement, cela m'a rappelé Santorin, en Grèce.


Des pentes verdoyantes, où l'on cultive chou, brocoli et pomme de terre, nous passons à un paysage lunaire, quasiment unicolore: cendre. Du noir et du gris, partout. En réalité, de la poussière de roche désintégrée dans les profondeurs du volcan, couvrant tout, absolument tout, à des kilomètres à la ronde. Et puis cet épais nuage de fumée. Nuage duquel nous nous rapprochons, un peu inquiets... Nous garons la Jeep à environ un kilomètre du cratère. La piste n'est plus praticable au delà.
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Au milieu de ce paysage surréaliste, des paysans-cavaliers Genghis Khaniens nous attendent avec leurs chevaux, espérant que notre fatigue leur fasse gagner quelques roupies, mais c'est à pied que nous terminons le trajet. D'autres, venus avec leurs vieilles motos pétaradantes, font chauffer leur eau sur un feu de bois, et tentent de nous vendre un kopi (café) ou des « Chinese instant noodles » (nouilles déshydratées en pots).
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Les loueurs de vêtements chauds nous avaient prévenus (c'était dans leur intérêt). En effet, il faisait frais, à 4h, là haut, au viewpoint, et nous nous étions donc allègrement couverts de tous les vêtements que nous avions avec nous (trois T-shirts, 2 paires de chaussettes, polaire, K-way...) Mais ici bas, la température monte, nous sentons que nous nous approchons de l'enfer... au sens propre!


Des pierres volcaniques fraîchement crachées, légères et tranchantes, jonchent le sol. Leur couleur métallisée est étonnante. Nous en ramassons une, en guise de souvenir.

La veille au soir, de nuit, nous avions réussi à voir quelques jets de roche en fusion, mais ce n'était rien comparé aux photos que l'on nous montrait, prises un mois et demi plus tôt, quand la descente au cratère était absolument inconcevable... sauf pour le photographe en question!
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And the winner is...
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« Kopi, Misterrrrr, Kopi! »
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Le soleil tape dans cette cuvette naturelle où la couleur sombre du sol et de la montagne emmagasine la chaleur. La lumière du ciel est aveuglante. Les couches de vêtements s'enlèvent vite. Et puis cette cendre, c'est comme du sable extrêmement fin, elle vole de partout, se colle sur la peau et bouche nos pores transpirants, s'incruste dans nos cheveux, pénètre dans nos appareils photos et au fond de nos sinus. Plus on s'approche, et plus la marche devient difficile.

Les derniers mètres sont vraiment pénibles. Lors de l'ascension du cratère, les pieds s'enfoncent comme dans de la farine (de blé noir, dirait un vrai breton), nos vêtement nous collent à la peau, la chaleur est suffocante...
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Allez, courage Tina, plus que quelques mètres
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Mais arrivés là haut, la récompense est de taille. Excitation soudaine. Accélération du pouls. Des frissons nous parcourent de la tête au pieds. Difficile de ne pas lâcher quelque juron, même pour une Madame Lequenoy, en se trouvant sur la crête, face à cet énorme trou béant à même la terre. Là, à nos pied, à quelques mètres, il crache de la fumée et gronde en permanence dans ses profondeurs. La pente vers le trou est raide. Comme pour beaucoup, et mon vertige n'aidant pas, mon réflexe est de me coucher pour admirer le spectacle. Pas envie de terminé cuit comme un oeuf dur!
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Régulièrement, il se calme, laissant - paradoxalement - un inquiétant silence de plusieurs secondes. Les quelques voyageurs que nous sommes nous regardons, et retenons nos respirations, nous demandant tout à coup ce que c'était que cette folie, et si nous avons bien fait de venir jusque là... Puis cette bête énorme explose de plus belle, et lâche alors dans le ciel un énorme nuage de fumée grisâtre,, qui monte doucement, inondant le cratère sur lequel nous nous trouvons dans un brouillard de cendre et de poussière. Imaginez un énorme coup de tonnerre qui n'en finit pas, venant de sous vos pieds, faisant trembler le sol. Vue, ouïe, sensations physiques dues au vibrations du sol, odorat... Tous nos sens sont en alerte.

Difficile de ne pas se demander ce qu'il adviendrait du malheureux qui glisserait de cette crête d'à peine 50 centimètres de large par endroits. Certains ne tiennent pas deux minutes, et repartent aussitôt en bas du cratère - nous ne donnerons pas de noms, ils se reconnaîtront ;) D'autres – qui se reconnaîtront également - scotchent littéralement sur le bord, à attendre la prochaine explosion, et la suivante, et la suivante, sans se lasser, à être stupéfaits par l'ampleur du nuage qui sort de terre, à se demander ce qui peut provoquer autant de bruit, autant de force, ce qui peut exactement se passer en bas là bas.
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Entre deux explosions, je tente une photo du "trou", qui, pour vous donner une idée de l'échelle, doit bien faire 30 mètres de diamètre!
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Lorsque nous avons eu tout notre saoul d'explosions, de fumée et de poussière, nous repartons vers les cavaliers et la Jeep, nous retournant à chaque détonation.
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Puis nous remontons, ressortons de cet infernale cuvette, et rejoignons les quelques losmens (guest-houses familiales) de ce petit village d'une autre planète. Ici, nous nous sommes senti à tour de rôle en Amérique Latine (sur les pentes abruptes des montagnes), en Mongolie (en regardant tout ce vert et tous ces cavaliers), et sur la Lune.
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Notre équipée se pose alors dans l'hôtel qui donne sur le volcan, pour avaler un brunch à l'indonésienne largement mérité. Café javanais, nouilles sautées, riz frit, soupe de poulet épicée, chips de crevette. Tous, dévorons nos assiettes comme des ogres.

Nous apprenons (par Virginie) que Blaise est écrivain voyageur, (il a notamment reçu le prestigieux prix Nicolas Bouvier pour son bouquin « Un billet aller-simple », entre autres). Maximum Respekt! Nous sommes fascinés et regrettons de ne pas avoir plus de temps pour parler d'un sujet qui nous passionne tous (Nathalie a consacré son mémoire de Master au récits de voyages). Mais ils (Blaise et Virginie) doivent reprendre une Jeep pour gagner Malang, un autre village de montagne.

Pour les curieux, voici son site web: http://blaisehofmann.com/
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Une fois sortis du restaurant, vers 11h, les nuages ont entièrement recouvert le paysage. Le spectacle est terminé, la température commence déjà à redescendre. Tina et moi hésitons une minute a rester une nuit de plus, et puis décidons finalement de redescendre "à la ville".
Nathalie, Tina et moi faisons donc nos sacs et montons dans un bemo. Portes et fenêtres ouvertes, entassés à 20 dans la petite camionnette rouillée, les genoux compressés sur les banquettes étroites et trop rapprochées, nous descendons joyeusement les routes pentues de Java, avec les mamies locales, le toit chargé de paniers de légumes qui seront vendus au marché du bled un peu plus loin. Sur les "routes" couvertes de coulées de cendres, longeant d'effrayants précipices, ce bemo nous ramène, Inch'Allah, en bas de la montagne, à Probolinggo.
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Je vous rassure, nous nous sommes beaucoup demandé si les freins (qui couinaient méchamment) allaient tenir, mais ils n'ont pas lâché. En repartant d'un volcan en semi-éruption, cela aurait vraiment été naze!
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A bientôt.
T&B

mercredi 27 avril 2011

Gunung Bromo I - To the viewpoint

5h du matin, le soleil est encore bas, le Bromo gronde dans ses profondeurs et crache tout ce qu'il peut dans le ciel... et le Semeru surveille, au loin.
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(S'il vous plait, cliquez sur les photos pour les agrandir, parce que je ne parviens pas à les afficher en taille plus grande sur le blog, et là... ces vignettes sont un peu ridicules pour un spectacle aussi grandiose!)
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Bonjour à tous!
Il y a quelques jours, nous étions dans l'Est de Java, et nous avons eu la possibilité d'aller passer quelques temps près du volcan Bromo, qui est depuis quelques mois en alerte 3 (sur une échelle de 5), ce qui veut dire qu'il est en théorie interdit de s'en approcher à moins de deux kilomètres.
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Doucement, le soleil et la brume se lèvent sur Cemoro Lawang, le village qui fait face aux volcans
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Nous avons passé la journée et dormi (pas beaucoup!) dans un petit village perché à plus de 2300 mètres, (où on s'est un peu caillés!), qui fait face à plusieurs volcans, dont le Bromo, qui fumait et grondait sérieusement. Tout cela pour pouvoir aller voir le lever de soleil depuis un viewpoint à 2700m.
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Un bout du trajet se faisait en Jeep. Avec 3 autres francophones, nous nous sommes réunis pour nous partager les frais. Nous avons donc fait la connaissance de Nathalie, Blaise et Virginie.
La fin du trajet devait se faire à pied... A 4h du matin, sur les chemins étroits, dans la nuit, lampe frontale sur la tête et avec le ventre vide, je vous assure que les pentes paraissaient sacrément raides!
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A droite, à gauche, le spectacle était partout, nous ne savions plus trop où donner de la tête!
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A partir de 5h, le spectacle se dévoilait, au fur et à mesure que le soleil montait, que la lumière changeait, que la brume évoluait. Difficile à décrire, même pas sûr que les photos rendent 10% de la sensation... mais ça a été un sacré moment. Un des meilleurs passés en Indonésie, c'est certain.
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Régulièement, le volcan explosait, lâchant une épaisse fumée chargée de cendres à des centaines de mètres de haut.
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Nous avons scotché un bon moment là haut, hébétés devant la majestuosité de ce qu'on avait devant les yeux, et enquilosés par le réveil qui avait sonné beaucoup trop tôt.
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Les paysans proposaient leurs chevaux pour faire la montée
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Il ne faisait pas chaud, on nous avait prévenus, et le café servi là-haut dans des pots de yaourts "recyclés" fut tout de même le bienvenu.
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Nathalie et Tina à gauche, Blaise et Virginie à droite.

Après le viewpoint, nous n'étions pas au bout de nos émotions, puisque on nous a mené en bas... jusqu'au cratère! Si si!
Mais il est tard, donc je vous raconterait (et montrerait) cela demain!
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Buona notte!
T&B