Affichage des articles dont le libellé est Dolenjska. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dolenjska. Afficher tous les articles

jeudi 10 janvier 2013

Bogenšperk d'automne



 De retour en automne, et oui, c'est comme ça. Pas de discussion.
Ça fait une pause.




 Nous voici au château de Bogenšperk, la résidence de Valvasor, célèbre noble slovène du XVIIe siècle dont j'ai la flemme de vous faire la biographie ici, mais en gros, c'était un savant, érudit et historiographe qui a rédigé plus de 3000 pages (en 15 tomes - La Gloire du Duché de Carniole) sur les terres slovènes et leurs particularités (les lacs intermittents ou le protée anguillard que l'on trouve dans les grottes du pays).
Pour plus d'infos sur le bonhomme, voir ici sur Wikipedia.











Et donc, ce jour là à Bogenšperk (nous ne le savions pas en y allant, je vous rassure!), il y avait une série de mini-concerts de chorales locales. C'est d'ailleurs l'occasion de vous présenter (mais seulement en images, malheureusement, n'ayant fait aucun enregistrement) une grande tradition slovène: le champ populaire et la chorale, accompagnés d'un accordéon ou pas.



























Dans les villages, le dimanche, on entend cette musique dans beaucoup de maisons, et à chaque événement, les gens (toutes générations, sexes et classes sociales confondus) se rassemblent avec un plaisir palpable pour chanter des refrains relatant de vieilles légendes ou moments de gloire que leurs grands parents et arrière-grands-parents entonnaient avant eux. Le pays conserve ainsi une riche tradition orale que l'on a souvent tendance à perdre dans nos sociétés occidentales globalisées...





 Mais comme il faut savoir ne pas abuser des bonnes choses, je réclame rapidement de retourner prendre l'air et contempler les couleurs automnales dans le parc qui entoure le château... :)






 Tina et sa Mamč... :)















samedi 31 mars 2012

Ciel de ouf à Kostanjevica na Krki



Petite virée à Kostanjevica na Krki, petit village sur un îlot de la rivière Krka, en Dolenjska.
L'endroit est absolument charmant et ce jour là, le ciel était impressionnant.
















 







 Et on termine avec un peu de couleurs...




 Et dans le prochain billet, nous quitterons la Slovénie le temps d'un week-end prolongé...



mercredi 28 mars 2012

Črno bela zima



 Je sais, je sais, c'est le printemps... alors pourquoi viens-je donc vous enquiquiner avec des paysages enneigés?..
Promis. C'est la dernière série d'hiver.
Donc voici quelques images "tchernobel" (noir et blanc... rien à voir avec le nucléaire) prises à Radensko Polje...


































samedi 18 février 2012

Radensko Polje


En bas de la colline du village de Tina, dans la région de Dolenjska (voir carte), il y a Radensko Polje. Un peu comme au lac de Cerknica, des étangs intermittents apparaissent et disparaissent au gré des humeurs des sous-sols karstiques.
Parfois inondé, parfois asséché. Ou encore dans la brume avec seulement l'îlot central et son église qui ressortent. Et en ce moment, c'est enneigé...












jeudi 9 février 2012

En suivant la Krka

 Novo Mesto
Descente de la rivière Krka, en Dolenjska (voir carte), de la source, au village de Krka, jusqu'à la capitale régionale de Novo Mesto.

 
 Žužemberk

 






Novo Mesto

jeudi 12 janvier 2012

I feel Slovenia (Acte V)


 Changement de décor.
Cela fait quatre mois que nous sommes revenus à Ljubljana (voir carte Slovénie). Quatre mois pour nous remettre dans le bain européen, et notamment ljubljanais. Retrouvailles avec les amis et la famille, les nuances de verts et les odeurs de résineux, le chou acide et le cappuccino.

 Lac de Bled


 Piran


 Mais quand même un peu difficile au début, ce retour. Il faut dire, qu'y a-t-il de plus déstabilisant psychologiquement que de vouloir se (re)stabiliser géographiquement ? Ce dont on parlait au conditionnel, on se met à en parler au futur. Et inversement, fatalement... Alors l'esprit se rebiffe, il veut continuer sur sa lancée. On n'arrête pas une vague au milieu de sa course.
Vous savez, pour certains, il y a le petit ange d'un côté et le petit démon de l'autre, qui vous parlent à tour de rôle. C'est jamais si simple! Pour moi, c'est le sédentaire bien habillé, la classe, d'un côté, et de l'autre, le nomade, avec sa peau de mouton sur le dos, son bâton de marche et sa banane jusqu'aux oreilles. Le sédentaire, en bon rabat-joie, doit réapprivoiser ce naïf de nomade. L'épargnant consciencieux et satisfait contre le vagabond insouciant et bienheureux. Le confort contre la liberté. La routine plutôt que la nouveauté. La clé de l'appartement contre celle des champs...


 Pour faciliter encore un peu ce retour en pleine période de crise (on ne vous l'avait pas dit? Ah si si, c'est la crise), les écoles rechignent à « embaucher », pour la simple raison que les gens rechignent eux-même à dépenser dans des cours de langues. Et ce, même si les profs que nous sommes sont payés à la vacation, donc à l'heure. Point de contrat annuel, encore moins de paye fixe et de congés payés (et je ne vous parle même pas des cotisations de Sécu, chômage et retraite!). Cette situation était très convenable lorsque je suis arrivé en Slovénie, en 2004 (Acte II). A l'époque, nous, les profs « natifs », étions les rois du pétrole. Aujourd'hui, on parlerait plutôt de pétole... Il va donc falloir ramer un peu.

 Château de Predjama


 Comme d'habitude, beaucoup de CV envoyés, beaucoup de marche à pied, de porte à porte, de rencontres, de dialogue avec des directeurs et directrices de centres de langues, de « cours test », de « démos »... pour pas grand chose au fond. Et des réponses super encourageantes du genre « Mais pourquoi diantre êtes vous rentrés de Hong Kong ???? On vous a pas dit? C'est la krrriiiiizzzz!!! » Parfois avec des arguments en béton à l'appui « Mais vous ne savez pas que presque la moitié des centres de langue de Ljubljana ont fermé depuis l'année dernière? ». Ou alors « l'espagnol, depuis quelques années, on en a une demande énorme, mais le français, c'est fini, pas un coup de fil, c'est une langue trop compliquée! »


 Ptuj


 Et puis finalement, nous sommes retournés là où on nous connaissait. Ça marche souvent comme ça en Slovénie.

 Krk


 Donc Tina et moi, toujours collègues dans les mêmes endroits.
Sauf qu'après plusieurs semaines de discussion et de tests, Tina a été embauchée comme traductrice 5 langues (slovène, anglais, français espagnol, portugais) dans une petite agence du quartier de Šiška. Elle a commencé à travailler la semaine dernière. Par conséquent, nous ne somme plus collègues, mais c'est vraiment une bonne nouvelle, parce que cette fois, c'est avec un contrat annuel. Renouvelable. Avec un CDI. Ouais, la vraie sédentarité qui nous tend les bras!

 Vue sur les Alpes depuis Čušperk


 En ce qui me concerne, je m'en sors avec les cours, il faut juste s'organiser pour les périodes creuses, c'est à dire sans cours, comme le mois de février et en particulier les trois mois d'été. D'autant que cette fois, vu que Tina bossera, il faudra bien garder l'appartement de juin à octobre...

 Ljubljana


 Côté logement, donc, nous nous sommes trouvés un appartement très sympa dans la favela de la capitale, peuplée de Bosniaques et de Serbes ayant construit eux-même leurs maisons au noir et sans permis de construire, au fil des décennies depuis une trentaine d'années. C'est amusant parce que c'était justement le dernier quartier où nous avions habité et que j'avais laissé en quittant la Slovénie en 2008 (Acte IV). Même boulot, même quartier, nous retombons dans nos chaussons, en quelques sortes.

 Piran


 Bref, nous sommes bien contents d'être ici, à la plus grande stupeur de beaucoup de Ljubljanais qui nous regardent toujours avec de grands yeux ronds lorsqu'on le leur annonce. « Mais ils sont fous ces Gaulois! » Car pour eux, notre quartier est  un bidonville malfamé, un ghetto dans lequel ils n'osent pas toujours - ou toujours pas - s'aventurer... Et ils ont bien tort, parce qu'il ne s'y passe rien de spécial, tout au plus des gamins qui font péter des pétards dans les poubelles et qui, au passage, y foutent le feu, des types qui font les kékés sur leurs mobylettes à faire toute la rue en roue arrière (sans casque, cela va sans dire), et les grands frères modèles - peut-être un poil mafieux - qui se la pètent dans d'énormes 4x4 noirs, construction allemande et vitres teintées obliges. Comme beaucoup de ces gens ne payent pas d'impôts, on notera également une absence totale d'éclairage public – gênant surtout de nuit! - et de caniveaux – gênant surtout quand il pleut.




 Ljubljana


 En résumé, c'est surtout le quartier illégal de la population « Yougo » du coin, des gens qu'on dit « du Sud » (vous savez, avec des nom en « itch »). Du coup, l'atmosphère est plus Kusturica qu'au centre-ville. Si j'osais, je dirais plus exotique. C'est vrai que vous ne vous rendez peut-être pas compte, mais comparer un Slovène et un Serbe, c'est comme de confronter un Genevois et un Napolitain. C'est quand même deux monde un peu différents.
Quoi qu'il en soit, nous avons tout le premier étage d'une maison pour nous, avec une terrasse plein Sud. C'est vrai que c'est un peu bricolé, que la chambre a un sol qui penche, que c'est du lino par terre... mais au fond, la couleur gris-béton, on s'y fait bien.




 Manif'


 Voilà. Nous allons donc essayer de continuer à vous faire voir du pays au travers de nos récits d'excursions weekendesques et de nos photos.
En espérant que vous continuerez à nous suivre...


Piran

Allez, hein! A la revoyure.

T&B