lundi 23 mai 2011

Sapa à moto

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Bonjour à tous.

Il nous aura donc fallu quitter Hanoi. Ce fut sous une pluie battante, en train de nuit.
Nous nous réveillons donc en gare de Lao Cai, à quelques centaines de mètres de la frontière chinoise, le 16 mai, à 6h du matin. Il pleut toujours autant. A peine réveillés, nous sautons dans un minibus qui nous emmène dans la montagne, dans le village de Sapa. Une excellente base pour visiter les rizières en terrasses et les villages des minorités ethniques de la région: Hmongs noirs, Tay, Dzay et Dzao rouges en particulier.

Sapa est un bourg animé où se côtoient les voyageurs en chaussures de randonnée et sac à dos North Face et les paysans des minorités, venus avec leurs costumes traditionnels et leurs paniers accrochés au dos, afin d'y vendre et/ou de s'approvisionner en légumes et en viande de buffle au marché du village.
Ils se dégage de cet endroit une atmosphère un peu alpine, très différente de ce que l'on avait vu jusqu'alors au Vietnam. Nous sommes à plus de 1600m, par conséquent, la végétation est plus proche de ce que l'on trouve en Europe. La température est également nettement plus basse, et ça fait du bien, parce qu'à Hanoi, nous étouffions sous la chaleur.

Des groupes de femmes en habits traditionnels baragouinant l'anglais proposent aux voyageurs de les balader dans la montagne, les rizières et un village. Mais ça sent un peu trop l'attrape-couillon pour nous. Nous préférons rencontrer les gens en chemin, et louer une petite moto pour visiter la région nous même.
C'est donc ce que nous faisons pendant deux jours. Cela nous permet de rayonner autour de notre base, Sapa, les cheveux au vent... (Ah non, c'est vrai on portait un casque!), et de nous arrêter où bon nous semble pour faire des photos et pique-niquer nos baguettes-Vache-Qui-Rit face aux rizières. Le temps est superbe. Un pur bonheur.

En sortant des villages les plus « touristiques », le contact avec les populations locale est très facile. Les gens sont très accessibles et se laissent volontiers prendre en photo, même s'ils gardent toujours leur air sérieux. Que l'on n'oublie pas que ce sont des peuples qui ont la vie dure. Les gamins travaillent tôt dans les champs, pieds nus, les jambes dans l'eau des rizières sans doute infestées de tiques et de sangsues. Les femmes portent sur leurs dos des grands paniers en osier, remplis de bois ou de riz, sur des kilomètres et des kilomètres de chemin avec pour seuls souliers une paire de claquettes en plastique rafistolées. C'est « à l'ancienne » que les hommes labourent les terrasses inondées jusqu'à leurs genoux, avec une petite charrue en bois et un buffle.

Le 19 mai, nous quittons l'endroit pour passer la frontière chinoise et aller dans l'équivalent de Sapa, mais au Yunnan. Nous vous raconterons cela la prochaine fois.

T&B
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2 commentaires:

  1. C'est pas vrai que vous trouvez toujours de la Vache-qui-rit au pays des buffles ! ^_^"

    Photos toujours aussi superbes et textes époustouflants ; vraiment, on ne regrette pas notre plaisir.

    Merci à vous et gros bisous des Tourangeaux !

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  2. JOYEUX ANNIVERSAIRE BASTOCHE
    Gros bisous
    Mat Mél ju lou

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